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Le Moyen-Age


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Contexte historique
Dans la seconde moitié du XIème siècle, le pape Grégoire VII décide de réaffirmer son autorité sur la Corse et confie l’administration de l’île à l’archevêque de Pise qui se charge notamment de remettre de l’ordre dans la chrétienté. La nouvelle cathédrale aujourd’hui connue sous le vocable « A Canonica » témoigne de cette restructuration politique et religieuse menée par le pouvoir pisan et plus largement de l’autorité pontificale sur l’île. En 1119, l’édifice est consacré à Santa Maria Assunta par l’archevêque de Pise lui-même.

La Canonica
La cathédrale de la Canonica est organisée selon un plan à trois nefs séparées par des piliers et surmontées d’une charpente. Attenant à la cathédrale, un bâtiment composé de deux ailes formant une cour servait de résidence aux chanoines ou à l’évêque de Mariana. Seules ses fondations sont encore visibles aujourd’hui au sud de la Canonica.
Cet édifice roman affirme un style résolument pisan caractérisé par la simplicité des volumes, la sobriété des décors et l’harmonie des proportions. L’utilisation savante de la pierre de taille et l’alternance d’un schiste vert et d’un calcaire cipolin contribuent à animer les façades d’un subtil jeu de rayure et de couleur. Les décors se limitent à des motifs d’entrelacs végétaux, de frises d’animaux et d’arcatures aveugles typiques de l’architecture romane.

San Parteo
A 550 mètres au sud-ouest de la Canonica est également édifiée au début du XIIème siècle l’église de San Parteo sur les ruines d’une basilique funéraire paléochrétienne. Elle est stylistiquement tellement proche de la Canonica que l’on suppose qu’il s’agit de la même équipe de bâtisseurs qui a édifié les deux églises.

L’abandon de la plaine
Dès le XIIIème siècle Mariana et sa cathédrale sont délaissées en raison de la malaria, au profit d’habitats perchés et fortifiés. L’évêque s’installe sur les hauteurs de la Casinca toute proche, dans son château de Belfiorito (le bien fleuri !) qui deviendra à la fin du Moyen-âge Vescovato (« la résidence de l’évêque »). Mariana conserve toutefois son rôle de centre religieux de première importance. Pourtant, au début du XVIème siècle, la Canonica est partiellement ruinée et délabrée, comme le déplore Mgr Giustiniani, évêque du Nebbio. Face à cet état de fait, le pape Pie V décide de transférer le siège épiscopal à Bastia. Le lieu conserve une forte valeur symbolique malgré son abandon.