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La recherche à Mariana


La Canonica au début du XXe siècle - © Ville de Bastia - fonds Palais Caraffa / Cl. Tito de Caraffa La Canonica au début du XXe siècle - © Ville de Bastia - fonds Palais Caraffa / Cl. Tito de Caraffa La Canonica au début du XXe siècle - © Ville de Bastia - fonds Palais Caraffa / Cl. Tito de Caraffa Fouilles de Mariana, 1936-1937 - © La Médiathèque du patrimoine - fonds Albert Chauvel Fouilles de Mariana, 1936-1937 - © La Médiathèque du patrimoine - fonds Albert Chauvel Fouilles de Mariana, 1936-1937 - © La Médiathèque du patrimoine - fonds Albert Chauvel Le complexe épiscopal découvert par G. Moracchini-Mazel - © Pixel Envol Fouilles dirigées par Ph. Pergola, années 2000 - © Ville de Lucciana Fouilles dirigées par Ph. Pergola, années 2000 - © Ville de Lucciana Etude des inscriptions de Mariana par François Michel, 2013 - © Ville de Lucciana Etude architecturale de San Parteo, Daniel Istria 2013 - © Ville de Lucciana

La redécouverte d’un site

Le bourg médiéval de Mariana et la Canonica sont progressivement abandonnés à partir du XIIIème siècle en raison de la malaria véhiculée par les moustiques. C’est au XIXème siècle que quelques érudits y prêtent de nouveau intérêt. Ainsi, le conseiller de préfecture Pierangeli suggère d’y mener des fouilles tandis que l’abbé Galletti révèle en 1863, dans son histoire illustrée de la Corse, des vestiges romains encore visibles. Il faut attendre 1886 pour que les édifices religieux de la Canonica et de San Parteo soient classés au titre des Monuments Historiques.
 

Premières découvertes

Les premières recherches archéologiques à Mariana sont dirigées par Louis Leschi et Albert Chauvel en 1936 et 1937. Au lieu-dit Pruniccia, l’équipe met au jour ce qui semblait être les ruines d’une basilique civile, d’un temple et de thermes appartenant à l’antique Mariana.
 

La mise au jour du premier complexe épiscopal à Mariana

De 1959 à 1967, Geneviève Moracchini‐Mazel a fouillé le secteur au sud de la cathédrale de la Canonica, qui correspond aux ruines actuellement visibles, mettant au jour le premier complexe épiscopal de Mariana, composé de la cathédrale et de son baptistère. Les nécropoles antiques de Murotondo-Palazzetto, I Ponti et san Parteo sont ensuite en partie dégagés dans les années 70 et 80.
 

Une recherche pluridisciplinaire sur l’occupation antique et médiévale de Mariana

De 2000 à 2006 un projet collectif de recherche est mené par Philippe Pergola. Des fouilles programmées ont été menées sur les secteurs anciennement fouillés ainsi qu’à l’ouest de la cathédrale paléochrétienne. Une approche pluridisciplinaire croisant archéologie de terrain, études de spécialistes et géoarchéologie a permis d’éclairer certains points clés de l’histoire de la cité épiscopale.
 

L’archéologie préventive sur le territoire de la cité antique

Entre 2011 et 2014, des diagnostics ont été effectués par l’INRAP dans le cadre du projet de musée et d’aménagement du parc archéologique. Ils ont permis d’affiner nos connaissances de la topographie de la ville antique et d’en fixer des limites approximatives au nord et au sud. Les fouilles préventives menées sur la Commune de Lucciana et ses voisines de 2002 à 2007 dans le cadre de l’aménagement de la voie rapide Vescovato-Biguglia a révélé une série d’établissements agricoles antiques offrant un aperçu de l’organisation du territoire pendant l’Antiquité.

Actualité de la recherche

En 2013, un nouveau Projet  Collectif de Recherche (PCR) s’est engagé. Ce PCR est pensé comme un outil de partenariat, d’échange et de soutien au service de la communauté scientifique et de la diffusion de leurs travaux grâce au futur musée. Dirigé par Daniel Istria (archéologue, chargé de recherches au CNRS), il offre la possibilité de fédérer des spécialistes sur des problématiques bien précises pour une meilleure compréhension de l’histoire de Mariana.