loading Musée Mariana

L'Antiquité


Buste de Caius Marius - © Glyptothek Munich Vue générale du site - © Pixel Envol La voie à portiques - © Ville de Lucciana La voie à portiques - © Pixel Envol Mosaïque d'une domus retrouvée sous la basilique paléochrétienne - © Ville de Lucciana Le quartier artisanal - © Pixel Envol Le quartier artisanal avec ses boutiques en enfilade -© Ville de Lucciana Le mausolée de Murotondo-Palazzetto - © Pixel Envol Embouchure du Golo, emplacement supposé du port antique - © Pixel Envol
Le contexte historique 
La conquête de la Corse par les romains remonte à la seconde moitié du IIIème siècle av. J-C. avec la prise d’Aleria en 259 av. J.-C. Il faut attendre le Ier siècle av. J.-C. pour que le général Caïus Marius fonde une colonie de citoyens romains qui portera le nom de Mariana.

Le littoral oriental de l’île constitue un point stratégique pour le contrôle des routes commerciales méditerranéennes. Ici particulièrement, la proximité de l’embouchure du Golo fait du site une interface privilégiée entre le monde méditerranéen et l’intérieur des terres.
 
Une cité et son territoire
Le rayonnement de la colonie romaine de Mariana incluait tout un territoire qui comprend :
- Des zones funéraires à l’extérieur de la ville, le long d’un axe de circulation qui desservait la proche campagne. A l’ouest, la nécropole de Murotondo-Palazzetto qui a conservé un mausolée en élévation et, à l’est, la nécropole au lieu dit I Ponti.
- Des établissements agricoles mis au jour sur la Commune de Lucciana qui témoignent d’une exploitation des terres et d’une activité commerciale sur le territoire de la cité.
- Une zone portuaire qui est vraisemblablement à rechercher à l’embouchure du Golo.
 
Les vestiges visibles
Les ruines que l’on peut observer au sud de la Canonica sont datées des Ier, IIème et IIIème siècles après J.-C. et appartenaient à un quartier  dans la périphérie sud de la ville antique. Elles représenteraient environ un dixième de la cité dont la superficie est estimée à une vingtaine d’hectares d’après les campagnes de prospection effectuées au début des années 2000.
Les vestiges se répartissent de part et d’autre d’une voie est-ouest bordée de portiques qui participait au plan orthonormé caractéristique des villes romaines. Des habitations modestes côtoient des maisons plus luxueuses (domus) dont le sol pouvait être orné de mosaïques.
Au sud de cette voie s’est organisé le quartier artisanal et commercial où des ateliers-boutiques s’ouvraient sur le marché. L’une des boutiques a été interprétée comme l’officine d’un vigneron, avec sa cuve encore en place, une autre comme un atelier de forgeron grâce aux vestiges mis au jour. Le marché antique, cœur des activités commerciales a été partiellement dégagé au sud des boutiques.




Plan des vestiges - © Ville de Lucciana